Le problème avec une excellente rando (quand on est une langue de vipère comme moi) c'est de chercher ce qu'on va pouvoir en dire de mal... et là, franchement, l'histoire se complique.
Je n'ai pas eu de mal à trouver le point de départ, St Georges c'est quand même pas New-York et en plus, les pancartes dans le bled sont abondantes.
Le café d'accueil est tout simplement royal, ceux qui sont partis le ventre vide l'ont forcement fait exprés !
Une fois salué toutes les têtes connues, admiré les bovélos du Dr Phil exposés pour la matinée, c'est l'heure du départ pour un raisonnable 45km.
Sortie du parking et là, horreur pour tout organisateur qui a du mal à flécher sa propre rando sans rupture de stock, pas moins de 6 flèches plus fluos les unes que les autres, au même endroit,
pour indiquer la direction à suivre !!! Même le tandem Stewie Wonder / Gilbert Montagné aurait pu partir dans le bon sens, c'est dire !
Et puis, les choses sérieuses commencent de suite : après 584,48 mètres de rando, la première descente un chouille piègeuse (quand on est froid) arrive : ça permet de se mettre rapidement dans le
bain et de travailler la glisse qui va être le fil rouge de cette rando.
A propos de bain (de pieds), le premier est pour...tout de suite avec la fameuse traversée de la Maine au niveau de la maison de la rivière. Endroit magnifique, lumière magnifique, le temps de
shooter tous les membres du Vtteam Marais Bocains et zou ! c'est reparti.
Les 15 premières bornes sont une succession de singles plus amusant les uns que les autres, dans des coins de bois sortis de nul part, reliés les uns aux autres par des chemins de liaisons
bienvenus pour se refaire la cerise. Quelques descentes sont vraiment limites, mais en général, ça passe. On entrevoit même une ou deux spéciales facultatives, qu'il sera bon de mettre un peu plus
en valeur l'an prochain... surtout quand photographes et caméramen attendent de te voir plonger la tête en avant dans la rivière.
La bonne surprise pour moi : il n'y a pas tant de boue que ce qu'on aurait pu le redouter après le déluge de la veille, c'est toujours ça de pris.
Le premier ravito est là, sans chichi mais efficace. Quelques kilomètres de grands chemins raplaplats pour se diriger vers le barrage de la Bultière et c'est reparti (avant celui ci) pour du single
de plus en plus glissant tant en montée qu'en descente. Les chutes s'accumulent pour pas mal de monde et arrive la fameuse grimpette du barrage : j'ai calé à la 2ème épingle, fuck (!) l'an dernier
pour la rando des Logis, je l'avais faite jusqu'en haut sans poser le pied à terre (avec un arrêt repos de 3/4 d'heure certes...)
Viens le chemin du retour et donc, le plus costaud pour moi sur cette rando.
On roule (ou glisse) toujours dans le même genre de singles, dans des sous-bois mal éclairés (faudrait faire quelque chose en 2009!) et, je ne sais pas si c'est le début de la fatigue ou la
réalité, mais je les trouve plus raides, plus glissants et je commence à en ch... comme un...boeuf !
Arrive la grimpette de la Masure (c'est beau mais c'est dur) : Ah, quand tu vois la grosse maison en question, elle est juste là, au dessus de toi et tu te dis béatement que c'est une
question quelques secondes pour y arriver... et effectivement, on y arrive mais plutôt en quelques minutes ! Les raidars se succèdent, la grimpette arrive même à descendre (!) pour te remettre
un coup de cul derrière les oreilles.
Il faut que ça se termine viiiiiiiiite ! Quelques bourbiers finissent de me ...finir.
P...... il est où ce 2ème ravito ? Ahhhhhhhhh, il est là, enfin, au km 34.
Il reste donc encore une grosse douzaine de km dont je ne vous parlerai pas parce ce que je ne m'en souviens pas... Bon, en fait, j'ai un peu coupé sur la fin, en prenant le circuit familial et
finissant avec 42 bornes au compteur et franchement, ça m'a bien suffit.
Qu'en pensent les 550 participants à cette grande fête du vétété ?
Voilà, je n'ai pas grand chose de mal à dire de plus sur cette Bush Maines 2008 si ce n'est que les traceurs/ flécheurs ont ma reconnaissance quasi éternelle, ils n'ont pas du s'amuser le samedi
sous le déluge pour poser leurs flèches à des endroits uniquement accessibles à pied, en VTT amphibie ou en hélico !
Les crampons (boueux quand même) :
Coup d'oeil : 8
Mollets : 9
Cerveau : 8
Coup de coeur : 9
Organisation : 9
Laisse ta trace..