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Mardi 22 août 2006

publié dans : Le dico du vélo

Je ne sais pas si c’est une spécificité du nord-ouest de la Vendée (vu que je n’ai pas beaucoup roulé ailleurs), mais le passage à gué est une composante non négligeable de toute rando qui se respecte dans le coin.

Et un beau passage à gué, surtout en été, cela fait presque toujours la joie des grands et des petits et surtout, cela donne l’occasion de  faire de jolies photos.

Maintenant, un passage à gué, ça se respecte, et ils ne se ressemblent pas tous, loin s’en faut.

Entre le PAG furtif et la traversée du Zambèze un jour de grande crue, la façon d’aborder la chose n’est pas tout à fait la même.

 

 

Le PAG furtif, c’est la traversée d’un cours d’eau à peine digne de s’appeler ruisseau. Une chose est sure, ce dernier ne figure même pas sur une carte Top 25 du grand IGN. Si tu arrives à fond de cale, tu as 9 chance sur 10 de repartir à fond de cale. L’unique chance qu’il te reste pour ne pas faire ce que tu avais prévu provient de la profondeur de la rigole cachée par l’eau boueuse . Mais comme tu es un warrior du pilotage, ça fait déjà 5 mètres que ta roue avant ne touche plus le sol et tu le franchis « ze two fingers in ze nose »

 

 

Le PAG pas furtif, c’est une autre affaire : certaines choses sont à évaluer avant d’y mettre le commencement du moindre petit bout de pneu => profondeur et nature du sol., force du courant, aptitude de tes roulements à supporter la flotte et une question indispensable à te poser : sais-tu nager en eaux vives ?

Comment faire pour avoir une évaluation digne de ce nom si tu n’as pas sous la main un éclaireur sioux (ou pas d’ailleurs, toute autre tribu indienne faisant l’affaire) ?

Si tu as le temps, si tu peux prendre de la hauteur sans forcement grimper aux arbres, si l’eau est claire : monte sur un talus ou (assez souvent) sur la passerelle parallèle au PAG et observe ! Avec un peu de chance, sur une rando, le ciel t’enverras un éclaireur (pas forcement indien) qui n’aura pas lu cet article et foncera tête dans le guidon.

T’as bien tout vu ? et bien, tu as les cartes en main pour décider.

Si tu sens que c’est bien mou en dessous, l’abstention ne sera pas honteuse. Pas plus que si le PAG est vraiment profond et que tu n’as pas prévu de masque et de tuba.  Je pense que l’on peux rouler avec de l’eau recouvrant à peu près les roues.

Attention quand même au PAG caillouteux, celui là peut vraiment t’envoyer faire quelques brasses que tu n’avait pas forcement prévues au départ.

Après, c’est comme tu veux, tu choises ! Vaut mieux la jouer petit en développement et ne pas s’arrêter au milieu (même pour la photo) .

 

 

Tout ça, c’est très bien en été, à fortiori pendant une période de canicule.

En hiver, si ton vélo et toi même êtes déjà pourris par la boue,  le PAG aura au moins l’avantage d’éclaircir le tableau (et de nettoyer tes freins). Si le temps est sec, ça sera au feeling, mais il faut savoir  que le testicule humain congelé ne se conserve que quelques heures au frigo avant dégustation. (c’est la même chose pour la filles, mais pas avec le testicule hein !) 

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Mardi 15 août 2006

publié dans : Le dico du vélo
 

Dromadaire

Quand tu as passé une dure mais géniale matinée à essayer de suivre la trace de 8 gars bien trop forts pour toi, qu'on est en plein été et que les maigres pluies de la veille n'ont pas réussi à humidifier le moindre chemin, il faut se rendre à l'évidence : tu as bouffé de la poussière.

 

Et oui, même dans notre bonne Vendée, généreusement positionnée par rapport aux entrées océaniques, on peut en manger et pas qu'un peu mon neveu !

 

Le seul avantage que j'y vois, est qu'à la fin, on se dit que c'est vraiment ça qui nous fait tousser et pas la clope. Mais l'automne nous ramène rapidos à la réalité.

 

Bon, c'est pas tout ça, mais, quand on y est (dans le nuage), comment peut-on s'en sortir sans cracher le demi poumon qu'une consommation tabagique inavouable nous a laissé ?

1/ tu roules devant  (mais ça, j'y arrive uniquement avec mes enfants et leurs grands-parents).

2/ tu emmènes avec toi un turban sahariesque que tu déplies et appliques sur ton visage comme au bon vieux temps des traversées du Ténéré avec ton dromadaire. Le problème avec un vélo par rapport à un dromadaire, c'est qu'il a des roues avec en plus des rayons. Le port du turban est donc fortement déconseillé (même sous le casque) : en effet, si dans la seule descente que tu n'auras pas fait à pied, le turban venait à se prendre dans la roue arrière, tu risquerais bien de casser un ou deux rayons, le dérailleur, la chaine, ta montre, ton nez, un bras, deux clavicules : garçon ! l'addition !

L'avantage (et le seul) du vélo par rapport au dromadaire concernant le port du turban, est celui ci : ton spad si bien entretenu et que tu as mis des années à éduquer pour qu'il puisse sortir dans la bonne société  ne chiera jamais sur ton bout de tissus pendouillant.

3/ Tu es le Jacques Mayol du gros pneu à crampons et tu pratiques l'apnée : au moindre nuage, tu fermes tout : nez, bouche et yeux. Et surtout, tu pries.

 

J'espère que ces précieux conseils te seront d'une grande aide pour  aborder la poussière avec la sérénité qui te caractérise. Si tu as d'autres idées (mais cela m'étonnerait fort), faut pas hésiter à les poster en commentaire.

 

 

PS : le VTTiste vendéen (enfin, les 8 du matin) est patient et prévenant. Grâce lui soit rendue.

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Dimanche 6 août 2006

publié dans : Compte-rendus rando

Quand on est un bon journaliste, on croise les infos, c'est le B.A.BA.  Et...je ne suis pas journaliste.

J'ai donc eu tout faux sur le kilométrage du grand circuit. Ayant basiquement fait confiance à une info internet, j'ai cru qu'il y avait un 70 km mais non, le plus grand tour faisait 53. Allons-y pour le 53 !

 

Pour tout vous dire, vu la forme olympique du matin, 50 bornes étaient amplement suffisantes. Comment les décrire ces bornes ?

Et bien, pour résumer, nous avons eu des singles tracks de folie, longs, très longs (parfois plusieurs kilomètres). Le seul problème est qu'ils faisaient 10 mètres de large avec un beau revêtement en bitume. Heureusement que de temps en temps, on pouvait se refaire la cerise sur des chemins terreux pour nous reposer...  Sauf un, qui n'était pas un chemin d'ailleurs : le seul truc qui nous a secoué un peu fut un champ de blé traversé en diagonale => le plaisir à l'état pur.

Oui, je sais, c'est dur mais bon, après avoir fait 4 randos cette année dans le même coin  à Brem, La Chaize Giraud, Grobreuil et Ste Flaive des loups, il faut se rendre à l'évidence : ce n'est pas du VTT qu'on y fait, c'est, au mieux, du VTC.

Sinon, coté organisation, no problemo : fléchage impec (avec du doublage au sol sur bitume mais à la craie....JP, ne t'énerves pas), 4 ravitos toutes les 10 bornes avec de l'eau FRAICHE (bravo) et bénévoles fort sympathiques.

 

Si la prochaine fois on fait du tout terrain, cela sera parfait.

 

PS : vous avez vu le jeune homme sur la photo ?  74 balais, 53 bornes sans sourciller : je suis trop content, dans plus de 30 ans, je vais encore me la donner.

 

Les crampons :

Coup d'oeil : 3

Mollets : 1,53

Cerveau : 1

Coup de coeur : 2

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