Dust paradise…
De mémoire de VendéenTéTiste, c’est la première fois depuis 179…et des brouettes que MaRéorthon se fait sur un terrain
aussi sec !
On aura quand même attendu le 11 novembre cette année pour se bouffer quelques kilos de poussières, il y avait même une
sorte de fech-fech bocagien dans certaines descentes piègeuses !
L’an dernier, j’avais souhaité qu’une aussi belle rando se fasse sous des cieux plus hospitaliers, en juin par exemple.
Mes vœux ont été exaucés sans même changer de date.
Vous l’avez donc tous compris, il fallait garder ses pneus été à la Réorthe cette année.
Rendez-vous à 7h30 aux inscriptions. Du monde beaucoup, des têtes connues, sympathiques et joyeuses (à part quelques
nantais irrémédiablement et traditionnellement à la bourre) et c’est parti dès que la lueur d’un ciel grisâtre nous le permet.
Pour les parcours à la Réorthe, c’est à la carte. Il y en a 6 principaux de 26 à 75 bornes, mais grâce à la feuille
remise à chaque participant, on peut se concocter un parcours à la carte, car chaque boucle est détaillée (km et dénivelé +). Si on rajoute à cela, les spéciales disséminées ça et là, celui qui
ne trouve pas son bonheur en ce beau coin de Vendée le 11 novembre peut aller …aux champignons ? (trop tard) … à la pêche ? (trop tard aussi) … changer de sport ?
Qu’on veuille du physique, du technique, du rigolo ou de tout ça à la fois, on est au bon endroit.
J’opte pour un prudent 42km avec Ludo et avec la ferme intention de faire quelques spéciales réjouissantes.
Les premiers km se font tranquillos, sans grande difficulté, la prémière « spé » est gentillette et permet de
se chauffer un peu. La seconde elle est nettement plus amusante : un virolo presque breton au milieu des arbres avec quelques cassures sympas
mais elle ne fait que 200m. Ensuite, une descente assez casse-gueule en 2 temps avec en bas une traversée de passerelle (il y en avait beaucoup !). Arrive ma 3ème spéciale juste
avant le premier ravito : très courte, une grimpette infaisable sur le vélo puis, une descente avec 2 options : très très raide ou extrême ! Sur un single qui a du être tracé à la
pioche dans la semaine (donc mou), j’opte pour le très raide. Debout sur les 2 freins, le cul sur le pneu arrière qui part dans le dévers ça passe juste mais ça passe. Le temps de filmer Cyril et
Dr Phil se faire la portion « extrême » les doigts dans la narine et tout le monde se retrouve au premier ravito.
Les ravitos à la Réorthe c’est du basique mais du sérieux. Mention spéciale pour les barres énergétiques bienvenues.
Ensuite, c’est simple, ou ça monte, ou ça descend. Les singles succèdent aux singles, pas mal de grimpettes doivent se faire à pied.
Spéciale N° machin : après un raidar que je finis à l’agonie mais sur le vélo, la « spé » part à gauche
dans la pente. Superbe descente en forêt et… retour à la case départ. Le fameux raidar se représente devant mes roues fatiguées. Elles le sont
tellement que cette fois ci, c’est à pieds que ça se passe… dommage, parce que j’étais en forme moi ! En haut, repassant au niveau du panneau de la « spé », je me décide à le
lire : il est bien spécifié que cette « spé » nous ramène 400m plus bas, au pieds de la grimpette qui tue. Et
meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerde, si j’aurais su, j’aurais pas fait !
Tant pis, c’est pas grave surtout que peu de temps après, on peut mesurer l’hospitalité vendéenne en traversant un bout
de maison sur le spad en prenant bien soin de baisser la tête à la sortie pour prendre les quelques marches d’escalier dans le bon sens. (vous verrez cela en vidéo, c’est dépaysant !)
Arrive the descente que j’appellerai la descente du calvaire. (à tous les sens du terme : certains l’ont vécu
comme cela et de plus, il y a un vrai calvaire en plein milieu) Celle là, elle est pour tout le monde et d’après les rumeurs, tout le monde n’en est
pas sorti indemne. Ca part droit dans la pente bien raide dans un premier temps et ensuite, il faut gérer le dévers dans un terrain mouligasse avec en bonus, un petite rupture de pente (il n’y en
avait pas assez) sur la fin. Mention spéciale et coup de chapeau ici à un couple qui devait faire ici sa première rando VTT. Mal équipés (madame avait
des un VTC avec de grandes roues et des pneus bien fins), sûrement un peu dépités par la succession des difficultés physiques et techniques, je crois pouvoir dire qu’ils l’ont faite au courage.
J’espère pour eux que cette expérience ne les aura pas dégoûté du vélo tout terrain et qu’ils persévèreront !
On est déjà au 2ème ravito, Ludo m’attends depuis un petit moment, j’ai un peu traîné en route.
Dernière partie : ça continue pour les singles. Les 5 premiers km sont assez physiques (il faut encore monter à
pieds) et ensuite, le relief se radoucit. En gros, je reconnais le début de l’an dernier mais dans l’autre sens. La piste d’enduro moto ( ?) avec ses descentes plein gaz et ses remontées
mortelles, la remontée du grand pré (et ses beaux arbres), les singles en forêt…ça commence à tirer d’autant que mon compteur est déjà à 42km…
Le final est plus doux, je snobe la toute dernière spéciale, avec le nom qu’elle a (« l’impasse ») je sens le
piège et de toute façon, je n’ai plus de jambes.
Total : 47 bornes de joies, de souffrances et d’allégresse !
L’organisation est une nouvelle fois au top. Même si parfois, il faut
réfléchir aux embranchements entre les différents parcours, le fléchage est impressionnant. Toutes les spéciales ont un nom, une distance et un niveau de difficultés affichés !
Les ravitos ont pu paraître éloignés les uns des autres sur les grandes distances, pour moi, ils étaient impecs et bien
achalandés.
Mention spéciale N°1 et grand merci à tous les particuliers qui permettent aux circuits de passer chez eux : les
portions « privées » étaient innombrables et de qualité. Il est essentiel de ne pas y retourner durant l’année afin de pouvoir en profiter
lors des randos.
Mention spéciale N°2 : à tous les très jeunes concurrents qui ont serré les dents.
Bats, encore merci pour la gourdasse improvisée, elle m’a sauvé d’une mort quasi certaine dès le 5ème
km.
Les crampons :
Coup d’œil : 5 au départ (temps gris, lumière de merde), 8 à la fin (soleil !)
Mollets : 8
Cerveau : 8
Coup de cœur : 9
Organisation : 8
PS : la vidéo se prépare doucement : au programme => descentes, dévers, Dr Phil, traversée de maison,
singles, tobogan …
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