Y a des jours comme ça où … on ne regrette pas de s’être levé à 5h30 du matin.
Tout le monde avait prévenu, La Paquelais : il faut y être tôt. Plus de 1000 lascars sur des chemins aussi larges qu’une boite d’allumettes… ça risque de bouchonner aussi fort que le périph parisien un jour de départ en vacances.
7h15, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son : le parking est…vide ! Seuls 2 véhicules m’ont précédé dont le van de Philou. Même Wysiwyg, qui roule plus vite que son ombre n’est pas là ? Naaaaaan, Monsieur est un malin, il a garé sa deush juste à coté du départ… Bref, avec Gaby44, on se retrouve à 4 têtes connues, le cul sur la selle à 7h30 et zou, c’est parti pour le 45km.
Ce qu’il y a de bien sur la Paquelais, c’est qu’on rentre tout de suite dans le vif du sujet : au bout de 500m tu as déjà le choix => technique ou facile ? (on aura ce genre de choix une petite dizaine de fois pendant la rando). C’est la rando des spéciales qui tuent !
C’est parti pour la « technique » : le single commence en dévers, il fait 20 cm de large et les arbres qui le bordent sont espacés les uns des autre de …80cm. Si ce n’est pas les épaules qui tapent, c’est le cintre ! Mon glorieux passé de skieur d’exception ne m’aide même pas à me faufiler entre ces troncs menaçants. Bien, comme je suis venu là pour faire du vélo (et pas pour marcher), je vais peut-être laisser de coté les prochaines gâteries techniques.
Tout cela n’est pas très grave, car le parcours commun me suffit bien jusqu’au premier ravito. Ca monte, ça descend, ça tourne, ça « cassure de pente », ça trialise un peu, ça remonte le ruisseau plein de caillasse, ça bouillasse un peu, ça single-trackise presque tout le temps, ça est le bonheur !
Après le 1er ravito, je roule un moment avec Philou qui se la donne grave et ne met jamais le pieds par terre : respect !
Oh…….. ne serait-ce pas Bats, Mr K et leur bande d’assoiffés de la pédale ? Ce qu’il y a de rigolo ici, c’est que les chemins se croisent et se recroisent, si bien que tu peux rencontrer tes potes en ayant 5 bornes d’avance sur eux ! Bon, l’avance n’a pas duré bien longtemps, mais il a bien fallu les attendre pour les prendre en photo…les connaissant, j’en aurai entendu parler jusqu’au 30 février 2008. Justement, ils m’ont rattrapé sur la 2ème spéciale que je me suis autorisée, et celle là, il ne fallait surtout pas la rater. C’est simple : un bois + 1000 chemins qui déboulent dans tous les sens, ambiance « montagnes russes », il suffit de suivre les rubans rouges et blancs. Si en plus, tu as Biix et Crazy Seb aux fesses, tu es vite à 120% et tu ne réfléchis plus : tu cries ton bonheur ou ta souffrance (mais les 2 sont-ils si éloignés que ça ?) en haut de chaque mur que tu as réussi à grimper. Et puis on se retrouve avec Wysiwyg, Jean Yves (un des 2 rois du pétrole), Glenn et puis revoilou Bats, Kazimor et la clique qui nous repassent la poignée dans le coin…. La matinée avance, et toutes ces émotions commencent à se ressentir dans mes jambonneaux. Non seulement, je me dispense des dernières sucreries, mais je coupe sur le 35 pour finir avec un minimum de lucidité et de tenue. Au final, 41 bornes de sueur, de plaisir et de joie. Je ne sais pas qui a tracé cette rando, mais qu’il(s) sache(nt) qu’il(s) a (ont) mon respect quasi éternel … au moins jusqu’à l’année prochaine. L’organisation en général frise la perfection…et je suis sur que 99%des 1400 participants d’hier seront d’accord avec moi. Pour le 1% restant, 2 solutions : pétanque ou belote. Les crampons (sur 10 pour une fois ) Coup d’œil : 6 Mollets : 8 Cerveau : 9 Coup de cœur : 10 Post scriptum : message personnel au c…ard qui confond rando et compétition : dans un single de 60cm de large en forêt et en descente assez rapide, j’entends 10m derrière moi un grand « droite !» suivi moins d’une seconde après d’un fracas qui a fait trembler tous les arbres du coin. Je me retourne et constate que les 2 gars (le presque doublé et le presque doubleur) sont à terre emmêlés avec leurs vélos. Le « presque doubleur », non content d’avoir provoqué une chute qui aurait pu avoir de fâcheuses conséquences, se relève et gueule sur celui qu’il a mis par terre ! « Je t’avais prévenu ! » dit-il blanc de colère. Ben voyons … il aurait fallu que son prédécesseur se mange un arbre pour le laisser passer vu la largeur du chemin. Le minimum du minimum quand on provoque l’accident, c’est de la boucler et de s’excuser platement. En conclusion : si tu as un train à prendre, une moyenne à tenir, un pois-chiche dans le cerveau ou tout simplement une bonne diarrhée, faut pas venir faire une rando où il y a beaucoup de monde et des chemins très étroits. Ou alors, il faut se lever le c.. et se bouger bien plus tôt le matin. A con d’entendeur, salut.
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