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Lundi 16 juillet 2007

publié dans : Le dico du vélo
elguapo-1.jpg

El guapo : si tu ouvres le dico à la bonne page, ça veut dire beau, génial ou alors "faire le coq" en gros, se la pêter quoi !

Doctor Phil dans sa grande générosité m'a prêté la bête pour le Mogette Ride dimanche 8, juste pour voir et pour m'aider à rouler au lieu de marcher  sur certains passages chauds du lac du Jaunay.

A quoi ressemble le coq génial alors ?
A un gros enduro : entre 100 et 160 mm à l'avant et 150 derrière. Des freins capables d'arrêter un troupeau de bisons au galop en moins de 5 mètres (formula Oro Puro, disques de 200mm), des grosses jantes Mavic avec axe de 20mm => y a plus qu'à envoyer.

Tu pourrais te dire que ce spad est tout juste bon à descendre, et bien non ! Il peut aussi très bien rouler sur le plat et aussi monter malgré ses 15kg.
La suspension arrière motrice dur ! Quand ça monte sec, (et si tu as les cuisses adéquates) tu règles la Talas devant sur 100mm et l'adhérence du train arrière te fais grimper aux arbres !
OK, sur un raid de 100 bornes, ça risque de te fatiguer avant la mi-course...mais bon, il n'est pas vendu pour cela.

Et quand ça descend ? Alors là, c'est la joie, avec un grand J !
Pour résumer la chose, plus tu prends de la vitesse, plus il est stable et donne la pleine mesure de son talent (et donc du tien !) Tu relaches la Talas à 130 ou 160 et roule ma poule :
Y a une marche ?J' m'en fous ça passe.
Des caillasses ? J'm'en fous ça passe.
Un gros virage qui pue ? J'm'en fous ça passe.
Un gros freinage de la mort ? J'm'en fous ça passe.
En gros, ça passe partout, faut juste oser et rouler vite, c'est  pas compliqué non ?

Même pour un prudent comme moi, avec les lacunes techniques et physiques qui caractérisent ma pratique, c'est le genre de vélo qui te donne une très grosse confiance et qui te fait donc progresser.

Tu veux le voir en grosse photo ?  Clique ici :   GUAPO 1  GUAPO 2    GUAPO 3   

Tu veux le voir en vrai ? va voir Doctor Phil dans son beau magasin.

logo-2007.JPG

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Vendredi 9 février 2007

publié dans : Le dico du vélo

Définition : nom masculin d'origine latine : "cadra" ne voulant pas dire grand chose à l'époque puisque le vélo n'éxistait pas encore...

Pour être précis, le cadre est le machin sans lequel il n'y a pas de vélo. Bluffant non ?

C'est un assemblage plus ou moins compliqué de tubes soudés entre eux. Les tubes en question peuvent être en aluminium (très souvent), en acier (très souvent en hypermarché et moins souvent ailleurs), en carbone (bien moins souvent) ou même encore en titane (et là, c'est moins que moins souvent mais c'est beau). D'ailleurs, avant de me faire fustiger par les ayatollahs du matos des forums techniques de Vélo Vert, j'ajouterai rapidos que concernant le carbone, on a souvent à faire à des cadres "monocoques" moulés (à la louche) et sans tubes assemblés. On en trouve également en bois d'arbre et dans les entreprises mais là, on ne parle plus de vélo. Cette précision étant faite, parlons maintenant des choses sérieuses et répondons à la question suivante :

Le cadre, c'est plus important que le serrage de tige de selle ?

La réponse sera claire, nette et précise (mais n'engagera que son auteur) : euh, ben ça dépend...

Tout le monde dit que le cadre est LA base d'un bon vélo et qu'à partir du bon cadre, on peut ensuite "upgrader" son spad avec des éléments soigneusement choisis : OK.

Maintenant, avec un serrage de tige de selle merdique, on a beau avoir LE cadre LE plus fantastique de LE monde, faire 50 bornes en danseuse dans la boue te le fait vite oublier.

 

Ensuite, la 2ème grande question à se poser est la suivante : rigide ou tout-mou ?

Sans dévoiler, ce qui sera l'objet d'un autre article non moins scientifique, le secret des suspensions, ton choix de cadre sera fonction de ta pratique.

Le cadre rigide s'adressera plutôt aux VTTiste ayant la même caractéristique certes, mais au niveau du cerveau ou du trou de balle : on a au choix le pratiquant plus qu'occasionnel qui a donc souvent mal au derche mais qui ne voit pas (ou ne sait pas) l'intérêt du TS (tout suspendu pour les happy fews), puis nous avons à l'inverse le tyran du XC, pour qui le VTT ne se conjugue qu'avec vitesse, rendement et "pousse toi de là" et pour qui aussi, le TS c'est : soit pour les gonzesses qui veulent préserver leur potentiel de fertilité, soit pour ces maudits morveux qui ne font pas du VTT d'ailleurs puisqu'ils sautent plus qu'ils ne roulent. (elle était un peu longue cette phrase, non ?)

 

Les adeptes du TS (ou TM pour tout mou), s'ils ne rentrent pas dans une des catégories ci-dessus, ont compris depuis longtemps que TS = C+R si on y met le prix (C=confort et R=rendement).

Si tu es vraiment sensible sur le prix, tu peux trouver des vélos (pas des VTT) TS en supermarket, mais là, si je peux me fermettre, il vaut mieux que la notion de tout terrain se limite à la descente ou la montée du trottoir pour aller chercher le pain.

 

Rigides ou TS (ou TM) il existe quand même certaines catégories de cadres dont il faut connaître les caractéristiques :

Le cadre "commercial" : cadre qui se vend beaucoup. Exemple : marque bleue du nord de la France qui commence par Décath et qui se finit par Lon.

Le cadre "moyen" : cadre qui n'est pas le pire, ni le meilleur ne s'adressant pas aux PPT ni aux basketteurs.

Le cadre "supérieur" : cadre qui s'la pète en général, mais d'excellente qualité. 

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Lundi 20 novembre 2006

publié dans : Le dico du vélo

AVERTISSEMENT : la première parution de cet article date de début juin. Il me semble aujourd'hui particulièrement d'actualité. 

S’il est vrai que ce n’est pas vraiment un sujet d’actualité,  on en a tellement bouffé ces derniers mois  que je profite de l’arrivée des premiers vrais beaux jours pour revenir sur celle qui a été notre fidèle compagne de l’hiver, du printemps (même le week-end dernier) et qui ne nous quittera certainement pas l’an prochain, trop heureuse de nous pourrir de bas en haut, de niquer nos roulements et nos transmissions : la boue.

Je devrais plutôt écrire les boues, car, VTTiste clairvoyant que tu es, tu as bien remarqué que toutes les boues ne se ressemblaient pas. C’est pas parce que tu as le double désavantage intellectuel d’être Vendéen et VTTiste que tu n’es pas malin pour autant !

Les gars du sud peuvent bien se la péter, ils  ne savent rouler que dans la caillasse !

Parce que pour la boue, les champions c’est nous ! (avec, à un degré moindre, nos amis bretons et normands).

Qui peut se targuer de rouler dans un département certes largement ensoleillé (du moins, c’est ce qu’essayent de faire croire les orifices du trou triste à tous les estivants potentiels), mais aussi encore plus largement sujet aux « entrées océaniques » déversant généreusement sur nos chemins terreux une quantité de flotte annuelle qui suffirait à faire pousser du maïs pendant 20 ans en plein milieu du Sahara.

Comme on est obligé de rouler dans la boue à peu près 6 mois par an (à moins de monter sur un guidon tordu en hiver) il faut mettre en place stratégie et technique pour s’en sortir sans sombrer dans le ridicule.

 

 

Vous commencez à le savoir, mon esprit cartésien et mon grand sens de l’organisation font que j’aime bien classer les choses, les mettre dans des cases, leur donner une étiquette. Pour la boue, je ne vais pas déroger à la règle.

 

 

1/ La glue : celle là, je ne l’aime pas, mais alors pas du tout. Tu roules tranquilos, le regard en alerte 50 m devant, et tu vois bien que le bourbier t’attend de pied ferme. Pas grave ! aujourd’hui, j’ai des cuisses en béton, j’ai les bons pneus, le bon développement, c’est pas 30m d’ornière boueuse qui vont m‘arrêter.

Bad trip ! Tu n’as pas fait 50 cm dans ce cloaque que tu as déjà le nez dedans après être passé par  dessus ton guidon.  C’était de la glue, de la bonne, celle qui colle, bien profonde et injouable. Tu te relèves, un peu moins fier que la minute précédente et tu te dis qu’en fin de compte, il n’y a pas de honte à faire le reste à pied.

Et là, deuxième bad trip, t’as pas bien serré tes lacets  et au premier pas dans la gadoue, cette dernière aspire littéralement  ta chaussure en faisant un « BLURP » de contentement. Tu es en chaussette, à cloche pied en train de palper cette chose douteuse pour retrouver ta précieuse godasse.  Miracle, tu la captes en moins de 30 secondes et, second miracle, la terre dont tu viens de te remplir les narines tombe au sol, repoussée par la force de ton souffle de bœuf. Et là, troisième bad trip, l’odeur que te sens d’un seul coup te rappelle que la Vendée est un des premiers département français en matière d’élevage de bovins et que tu partages souvent tes chemins avec cette population qui se fiche comme de sa première corne de l’endroit où elle soulage sa grippe intestinale : ce n’est pas uniquement de la boue que tu as sous les pieds… et meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerde !

En attendant le premier cours d’eau claire dans lequel tu vas te jeter, tu remontes tant bien que mal sur ta selle souillée et jure intérieurement que c’est la dernière fois que tu roules dans ce pays de merde. (bien entendu, la colère t’égare…)

 

 

2/ La bouillasse : peut-on vraiment parler de boue à propos de la bouillasse ?

En effet, la bouillasse est cette boue très, très liquide et donc très très roulante. En général, quand tu as fait une rando « bouillasse », tu as l’impression qu’on t’as crépi l’arrière train, le dos, les jambes, le ventre, la tête, tout sauf les bras.

Tu la rencontre en général dans de grosses flaques plus ou moins profondes. Le problème se trouve ici d’ailleurs, comment estimer la profondeur d’une flaque boueuse et plus opaque qu’une affaire de fausses factures d’un office HLM de la cote d’azur  ?

La solution du « lâche » : laisse passer un éclaireur, il va te faire la trace. Maintenant, si tu suce sa roue et qu’il fait le grand plongeon, tu vas plonger toi aussi.

La solution du « un peu moins lâche » : cela fait 10 mn que tu attends en vain un éclaireur. Il faut y aller. Tu la joue tellement petit en développement que, fatalement, tu bloques en plein milieu… et tu mets pied à t… euh, non, pied dans le bain. Ca te fera une bonne raison pour enfin laver tes pompes.

La solution du « téméraire » : c’est pas une flaque, une marre, un étang ou même un lac qui vont t’arrêter. Si t’arrives à 30 à l’heure, tu la passes à 30 … au moins au début. Parce qu’en général, si elle est bien longue et assez profonde, tu la finit à 5, sur un développement qu’Ullrich lui même ne penserait pas à mettre pour un contre la montre en descente avec le vent dans le dos.

 

 

3/  La gadoue : C’est la dernière, et elle est entre les 2 premières. Elle colle comme il faut, te fait apprécier d’avoir changé tes pneus slicks, mais bon, tu roules sans trop de problèmes. De temps en temps, tu secoue ton vélo pour l’alléger des 5 bons kilogs, tu chasses comme un fou dès qu’un dévers se pointe à l’horizon et les kilomètres que tu alignes fièrement comptent double. 30 bornes en hiver valent tranquillement 50 en été pour la fatigue.

Seulement voilà, on est presque en été ! Avec un peu de bol, on ne va plus voir de boue jusqu’en novembre. Je ne dis pas qu’on ne croisera pas une petite flaque par ci par là après un orage, mais comme on dit chez moi : « le mal est fait ». 

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Lundi 20 novembre 2006

publié dans : Le dico du vélo

    

Définition : nom masculin d'origine latine : "cadra" ne voulant pas dire grand chose à l'époque puisque le vélo n'éxistait pas encore...

Pour être précis, le cadre est le machin sans lequel il n'y a pas de vélo. Bluffant non ?

C'est un assemblage plus ou moins compliqué de tubes soudés entre eux. Les tubes en question peuvent être en aluminium (très souvent), en acier (très souvent en hypermarché et moins souvent ailleurs), en carbone (bien moins souvent) ou même encore en titane (et là, c'est moins que moins souvent mais c'est beau). D'ailleurs, avant de me faire fustiger par les ayatollahs du matos des forums techniques de Vélo Vert, j'ajouterai rapidos que concernant le carbone, on a souvent à faire à des cadres "monocoques" moulés (à la louche) et sans tubes assemblés. On en trouve également en bois d'arbre et dans les entreprises mais là, on ne parle plus de vélo. Cette précision étant faite, parlons maintenant des choses sérieuses et répondons à la question suivante :

Le cadre, c'est plus important que le serrage de tige de selle ?

La réponse sera claire, nette et précise (mais n'engagera que son auteur) : euh, ben ça dépend...

Tout le monde dit que le cadre est LA base d'un bon vélo et qu'à partir du bon cadre, on peut ensuite "upgrader" son spad avec des éléments soigneusement choisis : OK.

Maintenant, avec un serrage de tige de selle merdique, on a beau avoir LE cadre LE plus fantastique de LE monde, faire 50 bornes en danseuse dans la boue te le fait vite oublier.

 

Ensuite, la 2ème grande question à se poser est la suivante : rigide ou tout-mou ?

Sans dévoiler, ce qui sera l'objet d'un autre article non moins scientifique, le secret des suspensions, ton choix de cadre sera fonction de ta pratique.

Le cadre rigide s'adressera plutôt aux VTTiste ayant la même caractéristique certes, mais au niveau du cerveau ou du trou de balle : on a au choix le pratiquant plus qu'occasionnel qui a donc souvent mal au derche mais qui ne voit pas (ou ne sait pas) l'intérêt du TS (tout suspendu pour les happy fews), puis nous avons à l'inverse l'ayatollah du XC, pour qui le VTT ne se conjugue qu'avec vitesse, rendement et "pousse toi de là" et pour qui aussi, le TS c'est : soit pour les gonzesses qui veulent préserver leur potentiel de fertilité, soit pour ces maudits morveux qui ne font pas du VTT d'ailleurs puisqu'ils sautent plus qu'ils ne roulent. (elle était un peu longue cette phrase, non ?)

 

Les adeptes du TS (ou TM pour tout mou), s'ils ne rentrent pas dans une des catégories ci-dessus, ont compris depuis longtemps que TS = C+R si on y met le prix (C=confort et R=rendement).

Si tu es vraiment sensible sur le prix, tu peux trouver des vélos (pas des VTT) TS en supermarket, mais là, si je peux me fermettre, il vaut mieux que la notion de tout terrain se limite à la descente ou la montée du trottoir pour aller chercher le pain.

 

Rigides ou TS (ou TM) il existe quand même certaines catégories de cadres dont il faut connaître les caractéristiques :

Le cadre "commercial" : cadre qui se vend beaucoup. Exemple : marque bleue du nord de la France qui commence par Décath et qui se finit par Lon.

Le cadre "moyen" : cadre qui n'est pas le pire, ni le meilleur ne s'adressant pas aux PPT ni aux basketteurs.

Le cadre "supérieur" : cadre qui s'la pète en général, mais d'excellente qualité. 

 

 

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Jeudi 2 novembre 2006

publié dans : Le dico du vélo

Pédale : nom féminin d'origine inconnue.  

Toutefois, Ptolémée raconte dans ses récits, datant du 48ème siècle avant le 1er championnat du monde de VTT,  qu'en Grèce particulièrement antique, certains athlètes parcouraient de longues distances à l'aide d'engins mus par les pieds reposant sur des "cales" elles-même juchées sur de longs tiges de bois. (quand j'y réfléchis, ça ressemble tout connement à des échasses mais les photos de l'époque sont pourries...).

 

Définition : repose pieds à l'extrémité de la manivelle du pédalier, lui même composé d'un boitier et de plateaux dentelés entrainant dans une ronde continue et infernale la chaine qui, à son autre extrémité, entraine la roue arrière de ton beau VTT. Si jamais c'est la roue avant, tu n'es pas dans le bon sens : ton guidon doit se trouver devant toi et non derrière, ok ?

Elle peut être plate ou pas plate. Quand elle est pas plate, elle n'est pas pour autant bossue, non, elle est juste automatique.

Petit conseil : si un jour, tu te décides à passer des plates aux automatiques, tu vas vite t'appercevoir qu'elles ne sont pas si automatiques que ça. Par exemple, quand tu vas t'arrêter, ton pied ne va pas automatiquement se déclipser de la pédale. Si tu n'y penses pas,  ce n'est pas ton petit peton qui va toucher en premier le sol. Ce sera (au choix) : ton coude, ta main, ton épaule, ton genou et qui sait, peut-être avec un peu de chance...ta tête ? C'est donc pourquoi il faut écouter François merde ! En quelle langue faut-il vous le dire ?

 

Grand principe N°1 : la pédale est au VTT ce que l'augmentation est au salarié : sans elles, pas d'avancement.

Grand principe N°2 : moins plus vite tu pédales, plus moins vite tu avance.

 

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Lundi 23 octobre 2006

publié dans : Le dico du vélo

Pas de bol ! Non vraiment, il y a des jours comme ça où l'on voudrait tout de suite passer au lendemain.

Pourquoi ?

Je vous explique : j'emmène mon beau vélo chez le sympathique duo d'Espace Vélo à la Roche pour changer cassette, chaine et plateaux. Samedi matin, horreur ! les plateaux ne sont toujours pas livrés et je vois l'espace d'une seconde le spectre du week-end pédestre se dérouler à l'horizon de mon âme grise... Une seconde seulement puisque "the big boss" Philippe me propose de me prêter une monture pour rouler. Et pas n'importe qu'elle monture puisqu'il s'agit d'un petit TITUS MOTOLITE.

Vous ne connaissez pas TITUS ? c'est moyennement étonnant puisque c'est une marque très peu distribuée, américaine et qui ne fait que dans le (très) beau et plutôt à la main. Allez voir par ici

Si vous avez l'oeil, vous n'en croisez qu'un ou deux par an.

 

Je vais donc poser mes fesses pour la quasi première fois sur un tout suspendu, et pas le plus pourri de surcroit !

Bon, ben, autant vous en faire profiter non ?

 

Pour commencer par le commencement, je pose mon royal séant sur la selle puis mes mimines sur le cintre. Ca sent tout de suite le confort puisque je vais pédaler plus assis qu'allongé. Ca tombe bien, je ne suis pas là pour chasser le chrono, mais plutôt pour prendre du plaisir.

Le temps de me faire aux shifters SRAM X9 et c'est parti. D'ailleurs, en parlant de la transmission, le dérailleur arrière est également un SRAM X9. J'ai toujours roulé en Shimano (Manettes LX, toujours LX devant, XT derrière) et franchement, la différence entre un changement de vitesse SRAM et un changement de vitesse SHIMANO est à peu près le même qu'entre une Ferrari et une 2CV. Avec SRAM, on a l'impression qu'il n'y a pas de cable ... c'est instantané, précis et ne bouge quasiment pas malgré la boue. Avec SHIMANO, on a l'impression d'avoir un cable élastique de 2 km de long. Voilà, c'est dit.

Me voici donc sur un full de 12,9kg, de 130mm de débattement sur un terrain varié que je connais bien.

La première impression se résume en un mot : le CONFORT ! Que tu roules sur du bitume ou de la caillasse, c'est presque pareil et c'est tes lombaires qui te disent merci. Ludo a résumé cela d'une phrase qui fera date dans l'histoire du VTT : "une femme enceinte de 8 mois peut faire le Roc d'Azur sur un Titus sans accoucher !"  Ce n'est pas de la plus grande élégance mais cela a le mérite d'imager la chose.

 

Le confort c'est bien, mais qu'en est-il du rendement ? Et bien, c'est un vrai tout mou...quand il y en a besoin. Quand on appuie fort sur les pédales, pas de pompage (ou si peu en évitant de danser) et quand ça grimpe fort dans de la caillasse ou du boueux, la suspension colle ton pneu (trop fort les Schwalbe !) au chemin : ça motrice fort ! Le seul reproche que je peux lui adresser et qu'il lui manque un moteur quand cela grimpe trop fort pour mes maigres capacités lactiques et pulmonaires.

 

Et ça tient la route ?  Un peu mon n'veu !  Quant un pinpin dans mon genre calcule ses trajectoires au cordeau dans le cassant avec son hardtail, sur ce coup là, le pinpin en question calcule beaucoup moins. Le mot d'ordre c'est : tout droit et on lache tout ! L'avantage de rouler sur un tel joyaux, c'est qu'il te fait croire que, du jour au lendemain, tu es devenu un warrior de la pédale terreuse. Tu as beau être un bourrin, le vélo est tellement stable et sécurisant que tu peux te permettre des choses que, même dans tes rêves les plus fous, tu n'osais pas toucher du bout de tes frêles petits doigts gantés.

 

Conclusion : merci au fournisseur de plateaux d'avoir été à la bourre. Merci à Philippe et Nicolas d'Espace Vélo de m'avoir permis de rouler sur ce vélo de rêve.

 

 Ah au fait, vous voulez le bestiaux en gros ?

Titus 1   Titus 2   Titus 3   Titus 4

 

Et si vous voulez le voir en vrai et peut-être l'essayer, rendez- vous chez   Espace Vélo,  

114 rue Gutenberg à La Roche.

 

 

 

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Lundi 16 octobre 2006

publié dans : Le dico du vélo

CASQUE : nom très commun et très certainement  masculin.                    

 

Ethymologie : vient du  grec KAS (tête) et du turkomoldave KHE (protection).

 

Définition : protection en forme de bol à céréales (grand format) se posant sur le  crane humain qu'il est sensé protéger. En général, il est composé de polystyrène naturel, agrémenté de petites mousses à l'intérieur et d'un coque rigide à l'extérieur. Afin que ce qu'il reste de neurones d' un Vttiste lambada, après un effort continu de 3 heures,  ne restent pas dans un état végétatif prolongé, le casque est pourvu de grands trous appelés : aérations. A noter que les casques de "dirt" eux n'ont pas d'aérations, de là à en conclure... Il est préférable (et beaucoup plus fashion) en VTT que le casque soit doté d'une visière, afin de protéger les lunettes qui protègent elles même tes yeux qui protègent eux même (parce que sans eux tu ne sais pas où tu vas) ton petit être tout entier.

Attention, il ne faut pas confondre casque et casquette. (c'est comme le cake).

 

A noter : beaucoup de VTTistes (que François mon pote de Nantes n'appelle pas comme ça) ne portent pas de casque. Et bien, là, je n'hésiterai pas à dire (même si c'est un peu violent) : bouh ! c'est mal !

Sans parler des inconscients qui roulent avec leur progéniture non casquée également.

 

Citations célèbres :

- "Putain de pomme, demain je mets un casque " : Isaac Newton.

-" Jamais sans mon casque ! " : Astérix

-"Casque que c'est que ça ?" : Jonathan, jeune élève de 4ème décidant d'abandonner le langage SMS pour se mettre vraiment au français académique.

 

 PS : et si tu veux voir à quoi peut servir ton casque, faut aller voir celui de Gaby

 

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Mardi 22 août 2006

publié dans : Le dico du vélo

Je ne sais pas si c’est une spécificité du nord-ouest de la Vendée (vu que je n’ai pas beaucoup roulé ailleurs), mais le passage à gué est une composante non négligeable de toute rando qui se respecte dans le coin.

Et un beau passage à gué, surtout en été, cela fait presque toujours la joie des grands et des petits et surtout, cela donne l’occasion de  faire de jolies photos.

Maintenant, un passage à gué, ça se respecte, et ils ne se ressemblent pas tous, loin s’en faut.

Entre le PAG furtif et la traversée du Zambèze un jour de grande crue, la façon d’aborder la chose n’est pas tout à fait la même.

 

 

Le PAG furtif, c’est la traversée d’un cours d’eau à peine digne de s’appeler ruisseau. Une chose est sure, ce dernier ne figure même pas sur une carte Top 25 du grand IGN. Si tu arrives à fond de cale, tu as 9 chance sur 10 de repartir à fond de cale. L’unique chance qu’il te reste pour ne pas faire ce que tu avais prévu provient de la profondeur de la rigole cachée par l’eau boueuse . Mais comme tu es un warrior du pilotage, ça fait déjà 5 mètres que ta roue avant ne touche plus le sol et tu le franchis « ze two fingers in ze nose »

 

 

Le PAG pas furtif, c’est une autre affaire : certaines choses sont à évaluer avant d’y mettre le commencement du moindre petit bout de pneu => profondeur et nature du sol., force du courant, aptitude de tes roulements à supporter la flotte et une question indispensable à te poser : sais-tu nager en eaux vives ?

Comment faire pour avoir une évaluation digne de ce nom si tu n’as pas sous la main un éclaireur sioux (ou pas d’ailleurs, toute autre tribu indienne faisant l’affaire) ?

Si tu as le temps, si tu peux prendre de la hauteur sans forcement grimper aux arbres, si l’eau est claire : monte sur un talus ou (assez souvent) sur la passerelle parallèle au PAG et observe ! Avec un peu de chance, sur une rando, le ciel t’enverras un éclaireur (pas forcement indien) qui n’aura pas lu cet article et foncera tête dans le guidon.

T’as bien tout vu ? et bien, tu as les cartes en main pour décider.

Si tu sens que c’est bien mou en dessous, l’abstention ne sera pas honteuse. Pas plus que si le PAG est vraiment profond et que tu n’as pas prévu de masque et de tuba.  Je pense que l’on peux rouler avec de l’eau recouvrant à peu près les roues.

Attention quand même au PAG caillouteux, celui là peut vraiment t’envoyer faire quelques brasses que tu n’avait pas forcement prévues au départ.

Après, c’est comme tu veux, tu choises ! Vaut mieux la jouer petit en développement et ne pas s’arrêter au milieu (même pour la photo) .

 

 

Tout ça, c’est très bien en été, à fortiori pendant une période de canicule.

En hiver, si ton vélo et toi même êtes déjà pourris par la boue,  le PAG aura au moins l’avantage d’éclaircir le tableau (et de nettoyer tes freins). Si le temps est sec, ça sera au feeling, mais il faut savoir  que le testicule humain congelé ne se conserve que quelques heures au frigo avant dégustation. (c’est la même chose pour la filles, mais pas avec le testicule hein !) 

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Mardi 15 août 2006

publié dans : Le dico du vélo
 

Dromadaire

Quand tu as passé une dure mais géniale matinée à essayer de suivre la trace de 8 gars bien trop forts pour toi, qu'on est en plein été et que les maigres pluies de la veille n'ont pas réussi à humidifier le moindre chemin, il faut se rendre à l'évidence : tu as bouffé de la poussière.

 

Et oui, même dans notre bonne Vendée, généreusement positionnée par rapport aux entrées océaniques, on peut en manger et pas qu'un peu mon neveu !

 

Le seul avantage que j'y vois, est qu'à la fin, on se dit que c'est vraiment ça qui nous fait tousser et pas la clope. Mais l'automne nous ramène rapidos à la réalité.

 

Bon, c'est pas tout ça, mais, quand on y est (dans le nuage), comment peut-on s'en sortir sans cracher le demi poumon qu'une consommation tabagique inavouable nous a laissé ?

1/ tu roules devant  (mais ça, j'y arrive uniquement avec mes enfants et leurs grands-parents).

2/ tu emmènes avec toi un turban sahariesque que tu déplies et appliques sur ton visage comme au bon vieux temps des traversées du Ténéré avec ton dromadaire. Le problème avec un vélo par rapport à un dromadaire, c'est qu'il a des roues avec en plus des rayons. Le port du turban est donc fortement déconseillé (même sous le casque) : en effet, si dans la seule descente que tu n'auras pas fait à pied, le turban venait à se prendre dans la roue arrière, tu risquerais bien de casser un ou deux rayons, le dérailleur, la chaine, ta montre, ton nez, un bras, deux clavicules : garçon ! l'addition !

L'avantage (et le seul) du vélo par rapport au dromadaire concernant le port du turban, est celui ci : ton spad si bien entretenu et que tu as mis des années à éduquer pour qu'il puisse sortir dans la bonne société  ne chiera jamais sur ton bout de tissus pendouillant.

3/ Tu es le Jacques Mayol du gros pneu à crampons et tu pratiques l'apnée : au moindre nuage, tu fermes tout : nez, bouche et yeux. Et surtout, tu pries.

 

J'espère que ces précieux conseils te seront d'une grande aide pour  aborder la poussière avec la sérénité qui te caractérise. Si tu as d'autres idées (mais cela m'étonnerait fort), faut pas hésiter à les poster en commentaire.

 

 

PS : le VTTiste vendéen (enfin, les 8 du matin) est patient et prévenant. Grâce lui soit rendue.

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Lundi 17 juillet 2006

publié dans : Le dico du vélo

Réfléchis bien mon gars, c'est pour tout pareil : t'es chocolat noir ou chocolat au lait, thé ou café, Beatles ou Rolling Stones, Stone ou Charden (mais t'es pas obligé), Rocky ou Mountain.

Alors, quand tu crèves tel le lézard moyen au soleil et que ton corps vascillant réclame sa part d'H2O, tu es quoi ? Gourdasse ou sac à eau ?

C'est aussi pour résoudre ce genre de questions existentielles, que la lecture de ce blog t'est, aujourd'hui plus que jamais, nécessaire, indispensable et, j'ose le dire, VITALE.

Et comme la réhydratation de ton petit corps fièvreux est un sujet sérieux, je m'en vais le traiter sérieusement.

 

La gourde :

 quand tu y repenses, avant même d'avoir ton premier vélo, tout petit déjà, tu révais d'avoir ce fier ustensile, bien posé sur ton cadre, d'un beau jaune du maillot du même nom. Même si elle restait vide de toute substance les 3/4 du temps, elle était l'attribut indispensable qui faisait de toi un "pro" face à tes copains rouges de jalousie. T'arrivais même à t'en servir en roulant, signe d'extrème dextérité, suite à un entrainement intensif de 3 semaines dans ta cour, à l'abri des regards indiscrets.

Aujourd'hui, par les temps qui courrent, il faut regarder les choses en face. T'as beau avoir une réputation digne des plus grands chameaux pouvant traverser le sahara en une seule traite, si tu ne bois pas régulièrement : t'es mort.

Tu as alors 2 solutions : si tes 3 semaines d'entrainements font encore effet,  tu bois en roulant. Pas n'importe où hein ! faut pas déconner, il y a certains passages qui nécessitent IMPERATIVEMENT d'avoir les 2 mains sur le cintre. La petite liaison bitume entre 2 sentiers "écrase burnes" fera l'affaire.

Si tu es plutôt du genre "prudent" (et encore, tu n'as pas là le fond de ma pensée) tu t'arrêtes pour te rafraichir.

La gourdasse, c'est pas mal, mais on a un litre au maximum. Très souvent, t'es obligé de refaire le plein d'une eau tièdasse et douteuse au cubi du dernier ravito qui, si tu as de la chance, a été rincé à l'eau claire entre les derniers 25 litres de mauvais rosé vendéen et le jour de le la rando. (oui je sais, j'ai un VRAI problème avec le liquide local d'acide chlorydrique qu'on appelle : rosé)

Seulement voilà, ça fait donc 25 ans que tu fais du vélo, dont au moins 5 de VTT à plus ou moins forte dose. Ca fait un bon moment que tu lorgnes sur tous ces gasiers avec leur petits sacs sur le dos, ça te fait envie mais tu hésites à franchir le pas. Alors ? J'y vais, j'y vais pas....et bien j'y vais pour toi :

 

Le sac à eau :

Déjà, tu peux y mettre en moyenne 2 litres, ce qui va te faire éviter le cubi du dernier ravito.

Ensuite, si tu as vraiment besoin de t'arrêter pour boire, faut absolument penser à revendre ton vélo et t'adonner à des sports moins risqués comme...la pétanque. En effet, la pétanque, et tout le monde ne le sait pas, est le seul sport où l'on ne s'arrête pas de jouer pour boire. C'est même tout le contraire : il faut de temps en temps s'arrêter de boire pour jouer  (==> relis la bien celle là, j'en suis trop fier !)

Maintenant, maitriser l'usage du sac à eau demande un peu d'entrainement :

- le remplir sans renverser la même quantité de liquide à coté demande un savoir faire non négligeable.

- Un bon mois de machage de chewing gum extra-dur te sera nécessaire pour mordre avec efficacité l'embout bleu et ainsi libérer le breuvage salvateur. D'ailleurs, les premières fois, t'auras l'impression de revenir en enfance tellement tu tèteras fièvreusement cet embout en plastique sans goût.

- 3 semaines entre 2 utilisations te seront nécessaires pour qu'il sèche à peu près bien. Sinon, même si tu es un écolo convaincu, la faune et la flore s'y développant ne te voudrons pas que du bien. Je ne sais pas si tu en es conscient, mais il n'y a pas que la sueur que tu dégages lors d'une belle rando d'été qui peut te déshydrater : la cagagne, c'est super efficace également. Alors prudence ! Certains stérilisent avec des pastilles pour les biberons, d'autres (dont je fais partie) le mettent au congélo après l'avoir nettoyé.

Avantage du sac à eau : c'est un sac ! Donc, suivant sa contenance, tu peux emporter avec toi  (liste non exhaustive) : les clefs de la bagnole, une petite pompe, une chambre à air, ton portable, quelques outils, une carte IGN, des cailloux (si tu les collectionnes), des fleurs à ramener à ta douce, à manger et même, si tu es très prévoyant : une gourde. J'ai jamais essayé de mettre un sac à eau dans une gourde, mais, à vue de nez, cela me semble compliqué.

Maintenant, faut faire gaffe, le choix du contenant importe peu. On a vu que, scientifiquement, si tu ne bois pas régulièrement tu vas tout droit au SAMU. Maintenant, si tu bois trop, cela peut donner ça :

Ludo, je suis désolé, t'étais pas au courant. Je risque le procès mais tant pis, c'était la seule photo pouvant agrémenter l'article...

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Lundi 19 juin 2006

publié dans : Le dico du vélo

Ce matin est TON matin. t'es parti comme une balle, la dizaine de glandeurs qui étaient partis en ta compagnie ne voient plus au loin que le panache de fumée poussièreuse qui jalonne ta trace. Tu ne sens pas tes jambes, ton compteur de fréquence de pédalage n'y arrive plus, tu vas bien trop vite pour lui. Tu avales les raidars sur la plaque, tu ne roules pas, tu voles.  Le nez dans le guidon.

Et comme tu as le nez dans le guidon, tu mets un bon quart d'heure à t'apercevoir que ça fait un bon moment que :

- tu n'as doublé personne (pourtant, en partant à 9h38, il doit y avoir pas mal de monde devant)

- tu n'as pas vu une flèche.

Et mmmmmmmmmmmmmmmmmmmerde ! t'es plus sur le parcours.

Ben ouai mon gars, t'es pas au championnat du monde de XC avec du ruban tout au long du parcours, t'es en train de faire la rando de ton village !

Après un chapelet d'injures destiné à ces maudits organisateurs du dimanche, tu fais demi-tour pour retrouver la masse que tu avais larguée après tant d'efforts.

 

Mais les organisateurs, ils y sont pour rien, ils ont bien fait leur boulot.

Leurs fléchage se voit bien, il est fluo.

A chaque changement de direction un peu compliqué, ils doublent les panneaux,  font du marquage au sol (qui s'en va à la première pluie).

A chaque endroit dangereux, un panneau spécial t'indique que cela risque d'être chaud. T'as même des bénévoles aux intersections avec une route fréquentée par beaucoup d'automobilistes, qui sont eux même prévenus par un panneautage sur le bord de la route de leur futur croisement avec une rando.

Ils ont même envoyé des éclaireurs tôt ce matin pour vérifier que des c....... n'aient pas viré quelques fléches juste pour rigoler.

 

Alors, à qui c'est la faute hein ? t'as une paire d'yeux avec en plein milieu  un cerveau, alors SERTOIZAN  !

T'as fait 15 bornes en plus, c'est pas grave, t'avais la forme ce matin. 

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Mercredi 7 juin 2006

publié dans : Le dico du vélo

S’il y a une (ou plusieurs) étape de la plus haute importance sur une rando, c’est bien le ravito, en français : le ravitaillement..

Il faut aborder le ravito sous plusieurs angles, aussi bien du point de vue tactique que technique. (oui je sais, ce n’est pas de moi)

 

 

 

Parlons d’abord de stratégie et de tactique :

La stratégie du randonneur vis à vis du ravito nous donne beaucoup d’indications sur sa conception du VTT. D’une façon tout à fait arbitraire, je vais nous classer en 3 catégories :

 

 

 

 1/ Le snobeur : la rando, c’est un « truc » que tu fais quand tu n’as vraiment rien d’autre à faire entre tes compétitions et tes entraînements. D’ailleurs, tu n’est pas là pour « randonner », t’es là pour  te la donner. Le ravito est pour toi une perte de temps, pire, si tu as le malheur de t’arrêter, tu risques de faire baisser ton rendement ce qui faussera tous les calculs de moyenne, d’écart type et de tangente de ton cardio-fréquencemètre : donc, tu le snobe. Maintenant, t’es pas forcement dans un bon jour, et là, discrétos, sans avoir l’air d’y toucher, sous prétexte d’avoir une envie pressante, tu viens gratter au passage 2 ou 3 tranches de brioche, un quartier d’orange et tu te casses en courant. Tu peux être rassuré, on ne te dénoncera pas à tes petits camarades, mais que cela ne t’empêche pas de sourire de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

 

2/ Le basic : t’as beau avoir bien déjeuné, mangé des pâtes la veille, fait pipi et popo avant de partir de chez toi le matin, rempli ton sac à eau ou ta gourdasse d’un mélange énergétique et isobarique (de vin), y a pas à dire, après les 15 premières bornes à un rythme que tu estimes soutenu, tu ferais bien une petite pause. Ca tombe bien, c’est le moment du ravito !

 

Non seulement tu goûtes à toutes les spécialités étalées avec  soin sur la table devant tes yeux ébahis,  mais en plus, tu en profites pour lier connaissance avec tes congénères de labeur, afin de (déjà) raconter tes exploits et galères sur les maigres difficultés rencontrées depuis ton départ matinal. En plus, comme tes jambes commencent (déjà aussi) à peser le double de leur poids, tu fais de ce moment hautement gastronomique et convivial, un lieu de détente et de repos où tu secoues avec frénésie une après l’autre (les 2 en même temps c’est dangereux) tes gambettes afin de ramollir un peu ta musculature saillante.

Bon, c’est pas le tout, mais ça fait bien 10 minutes que tu es là, faudrait peut-être penser à y aller. Et là, horreur ! C’est toujours la même chose, tu t’es arrêté trop longtemps, et malgré le repos que tu pensais bienfaiteur, la reprise pédalistique est un véritable calvaire pendant 2 ou 3 bornes : le ravito t’a coupé les jambes !

 

 

 

3/ Le ravitailleur professionnel : pour toi, une rando, c’est quelques coups de pédales (pas trop) entre 2 ravitos. Tu n’es là que pour les ravitos. D’ailleurs, des randos, tu n’en fais pas trop. Le problème pour toi, c’est qu’il n’y en a pas tant que ça des randos avec muscadet, saucisson, charcutaille et goutte aux ravitos. Le temps de pause  doit être au moins égal au temps de selle X 2 . Mais vu l’état dans lequel tu es après la première, ta capacité de calcul mental s’effrite de 5% par tour de roue avant d’arriver à la seconde. En gros, à la fin des malheureux 20 km que tu as péniblement fait en 4h 28mn, il doit te rester 3 grammes de lucidité dans le cerveau, et le même poids d'alcool dans le sang. Pas grave hein ! on s’est bien marré mais faut rentrer à pieds !

 

 

 

Fort de cette modeste étude comportementale sur l’adéquation « randonneur/ravito », je vais maintenant aborder l’aspect purement technique du ravitaillement, en abordant les 3 questions essentielles : où ? quand ? comment ?

 

 

 

 ? n’importe où pourvu qu’ils existent !

 

 

 

Quand ? idéalement tous les 15 à 20 km. Mais là, certaines randos peuvent laisser penser qu’ils ont été posés grâce à un savant calcul relevant essentiellement du plus pur hasard…

 

 

 

Comment ? Là, on s’attaque au menu et il y a plusieurs options ne découlant pas nécessairement du prix de la rando.

Le menu basique : pain d’épices, quartiers d’orange, pâte de fruits, chocolat, eau, sirop.

Le menu longue distance : c’est le menu basique avec en plus des fruits secs =>  abricots, pruneaux. Ces derniers sont  déconseillés si la distance est très longue, une grande durée sur la selle pouvant accélérer le transit intestinal.

Le menu gastronomique : là, l’organisateur ajoute sa petite touche perso, cela peut être de la viande en pierrade, du saucisson, de la charcutaille, du pinard, plus rarement du caviar et du fois gras… Notons que le menu gastro est plutôt réservé au ravitailleurs professionnels, qui ne viennent pas rouler pour bouffer une tranche de pain d’épice premier prix en buvant de l’eau citronnée.

 

 

 

Voilà, tu te posais des questions philosophiques concernant le ravitaillement pendant ta randonnée dominicale, et bien maintenant, tu ne t’en poses plus ! Et à qui on dit merci ? 

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Mardi 30 mai 2006

publié dans : Le dico du vélo

On avait causé du vélo dans sa globalité il y a quelques semaines dans un article qui, depuis, a quasiment fait le tour du monde puisque traduit en 85 langues et dialectes aux dernières nouvelles. (Je vous rappelle pour mémoire que le Da Vinci Digicode n’a bénéficié que de 56,5 traductions, la demi-traduction en plus des 56 étant le langage SMS que l’on ne peut pas considérer comme une langue officielle, une langue régionale ou un patois. Et si cela n’avait tenu qu’à moi, en tant que vieux con de service et surtout en tant que président d’honneur du mouvement pour la lutte contre l’abus du langage SMS en dehors des téléphones portables (le MLALSMSDTP pour les initiés) je n’aurai même pas attribué ce 0,5 pour le moins généreux…

 Bon, on né pala pour parlé D sa, mé +to pour cosé de VTT.

Il y a quelques années, quand on parlait de VTT, on employait le mot … « VTT » et les plus courageux allaient même jusqu’à dire « mountain bike » quant aux plus hypes, ils se la donnait en utilisant MTB...  Aujourd’hui, t’as le choix : hardtail ou full, cross-country, rando sportive, ballade, marathon, enduro, free-ride, descente, dirt, éventuellement trial. Toutes ces appellations d’origine pas toujours contrôlée, sont autant de pratiques qui paraît-il, nécessitent des vélos spécifiques.

Si tu ne lis pas tous les mois pendant au moins 3 ans et demi la totalité des magazines français relatifs au VTT, il y a assez peu  de chance que tu t’y retrouves.

 

 

 

Sauf que de la chance, tu en as puisque tu lis ce merveilleux blog tous les jours...

 

 

 

Donc, on va faire le tour des pratiques avec les vélos qui vont avec. Je mets de côté tout de suite le dirt (parce que je préfère le vélo en pleine nature) et le trial (parce que je préfère les vélos avec une selle). Ces 2 sports ont toute ma sympathie et mon  respect par ailleurs.

 

 

1/ pour toi, le VTT n’est que la recherche d’absolu dans ta quête éperdue de finir devant tout le monde sur des courses assez courtes où ça monte sûrement beaucoup et ça descend un peu. Tu te fous comme de l’an 40 d’avoir le fessier défoncé et le dos en compote au bout de 2 heures, du moment que tu leur as mis, à tous ces miséreux, la tôle de leur vie : tu fais du Cross Country ! il te faut du rigide (même en tout-suspendu (maxi 100 mm)), du nerveux et  du léger.

 

 

 

2/ tu es comme le N°1 mais sur des plus longues distances. Tu roules donc bien plus de 2 heures, ton dos et ton fessier réclament ainsi un peu plus de confort : tu fais du Marathon pardi ! il te faut un vélo un peu plus confortable que le zigoto N°1 : tout suspendu (110 à 120mm), assez léger et pas trop mou du genou pour pouvoir relancer dans les longues  cotes qui jalonnent ton calvaire.

 

 

 

3/ pour toi, le VTT c’est plus sympa lorsque cela descend (surtout en montagne), mais il faut quand même de temps en temps que tu puisse grimper sans l’aide des remontées mécaniques : tu fais de l’enduro !  Et bien là, il paraît qu’un tout suspendu (full pour les intimes) c’est ce qui se fait de mieux, avec au moins 130 mm de débattement et au max 160.

 

 

 

4/ Y a pas à dire, tu considère le VTT comme une guerre contre les éléments. Sauf que quand ça monte, tu joues plutôt les déserteurs. Par contre, dès que l'inclinaison s’inverse, tu ne réfléchis plus : dré dans l'pentu, rien ne t ‘arrête, pas même les arbres que tu coupes en 2 si ils avaient l’idée saugrenue de traverser le chemin (s’il y en a un !) lors de ton passage.

« A donf » est ta seule devise, tes gaps (sauts) sont radicaux, et pour toi bien entendu, les freins : c’est pour les lâches ! Tu fait au choix : de la descente ou du free-ride ou les 2 . Ton vélo : c’est du lourd, du costaud et il te faut entre 160 et 220 mm de débattement pour absorber le relief forcement défoncé de ton terrain de jeux et les réceptions de tes sauts toujours plus hauts (ooohhh, oooooooohhhhhhhh, ooooooohhhhhhhh). 

 

 

 

5/ tous les dimanche matins, tu vas faire la rando du coin avec tes potes, tu n’es pas là pour chasser le chrono, tu es juste là pour te faire plaisir en montée, sur le plat et en descente. Tu fais de la rando « sportive » ou de la ballade tout bêtement si tu veux en plus profiter du paysage. Et là, pour choisir un vélo, c’est super compliqué… Du moment que tu ne choisit pas une monture trop exclusive (zigoto N°1 et N°4) , tu fais comme tu le sens… et surtout comme ton porte-monnaie te le permet.

 

 

 

Bien entendu, si tu crèches en plein marais poitevin, tu vas avoir du mal à faire du free-ride ou de la descente.

Si au contraire, tu habites en Savoie (Haute ou pas Haute), tu vas sûrement  apprécier le confort de ton full.

 

 

 

Pour finir, si tu cherches un conseil superméga sérieux, un vélo c’est comme les fringues : si tu peux, il vaut mieux l’essayer parce que, contrairement aux fringues, ce n’est ni repris, ni échangé. 

Allez, fini les conneries, il faut aller rouler maintenant.

 

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Jeudi 6 avril 2006

publié dans : Le dico du vélo

Un VTT, c’est comme les chaînes HI-FI du temps d’avant. Rappelez vous, ce beau matériel que l’on achetait élément par élément, amoureusement, le genre de chose qui représente aujourd’hui 0,05% du marché du son. Bon, on n’est pas là pour refaire le monde de l’audio pas visuel, mais pour la symbolique : la qualité d’une chaîne HI-FI, c’est la qualité du plus pourri de ses éléments. Vous pouvez avoir un ampli de feu, un lecteur de CD parfait, si vous avez des enceintes de m…, c’est la qualité de son des enceintes que vous entendrez, pas celle du reste.

   

Pour le VTT, c’est pareil ! Vous pouvez avoir un cadre en titane/carbone X light truc-muche, une transmission full XTR, un pédalier rigide et léger etc …si vous avez des roues de char d’assaut avec des chenilles en acier à la place des pneus, votre spad va rouler comme…un tank.

   

Donc, le maître mot quand vous voulez achetez votre vélo c’est : homogénéité.

 

Si vous n’avez malheureusement pas les moyens d’investir d’un coup dans le vélo de vos rêves, n’essayez pas  d’up-grader votre vieux (ou neuf c’est pareil)  Micmo en acier.

Mettez vos sous de coté au lieu de vouloir gagner 30 grammes sur la tige de selle en investissant 90€ dans une Thomson  coudée flambant neuve. Si votre tige de selle casse, remplacer là sans casser (cette fois ci) votre tirelire, vous ne sentirez pas la différence.

 

Attendez d’avoir le pécule suffisant pour vous offrir le bon vélo, qui vous va bien (à vous et à votre pratique), les grandes marques sont suffisamment sérieuses pour proposer des VTT homogènes.

Vous avez les sous ? Magnifique, où allez vous l'acheter votre destrier qui occupe 99% de votre cerveau depuis ces longs mois ?

 

Si vous achetez une marque reconnue, française ou étrangère, les prix sont les même partout.

Maintenant, si vous n’êtes pas accro au millésime de l’année, il y a toujours de très bons coups à faire à partir de septembre chez les vélocistes de votre quartier. Il n’est pas rare de rencontrer du –30%, -40% pour dégager le stock avant d’accueillir les nouveautés.

 

Donc, de préférence, allez chez un « petit » spécialiste qui aime son métier, évitez les grandes surfaces où les mauvaises surprises sont plus que possibles. (vous avez une chance sur 2 de tomber sur un vendeur qui est monté sur un vélo pour la dernière fois le jour de ses 10 ans).

Le-dit spécialiste vous arrangera toujours le coup, le jour où vous aurez des petits (ou des gros) soucis.

 

Mais faites attention,  il y a spécialiste et spécialiste.

Evitez l'abruti qui ne vous adressera plus la parole en vous regardant de haut, une fois que vous lui aurait demandé la différence entre 2 vélos à 600€ alors qu’il a des bikes à 3000€  et + au fond du magasin.

Mais là, on ne parle plus de passion pour les 2 roues, on parle de commerce. Certains magasins du coté du Poiré sur Vie devraient s’en souvenir.  Voilà, ça, c’est fait.

 

Pour ne pas finir sur une mauvaise note, je vous souhaite à vous tous, de pouvoir vous l’offrir, le vélo de vos rêves. Je suis quasiment certain que pas un ne l’a encore dans son garage. Que vous ayez des spads à 200, 500, 1000, 2000, 3000€ ou plus, vous voudrez  fatalement un jour ou l’autre, en changer parce que … c’est comme ça ! vous aimez le beau matos !

C’est quand mieux que de se shooter dans vos WC avant de siffler votre litre de gin en fumant votre cartouche de clopes devant la télé le soir  en écoutant de la musique de mal-peignés. Blurp…

 
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